Yvan ! T’as un truc entre les dents.

Soyons honnêtes deux minutes : quand Yvan Verougstraete vient nous chanter sur les plateaux télé qu’il « assume » les coupes budgétaires dans l’enseignement, ce n’est pas du pragmatisme. C’est de la soumission pure et simple.

Disons les termes : le patron des Engagés lèche les couilles de Georges-Louis Bouchez avec un zèle qui frise le fétichisme politique. Voir un mec qui a fait campagne sur le « renouveau » et l’écoute sociale se transformer en paillasson officiel du MR, ça en devient presque fascinant.

Le dictionnaire des Engagés a été envoyé au pilon. Aujourd’hui, Verougstraete parle le libéral couramment, la langue bien pendante, prêt à gober la moindre directive austéritaire dictée depuis Mons.

Sourds au bruit de la rue

Pendant que ça s’active en coulisses pour astiquer l’ego et la politique de GLB, dehors, ça gronde.
Mais dans leurs bureaux ministériels capitonnés, le silence est total. Les profs sont à bout, les écoles s’écroulent, les parents s’inquiètent, et la rue hurle son ras-le-bol. Réponse de la clique au pouvoir ?
Un haussement d’épaules et un mépris technocratique bien gras.

L’incapacité de Verougstraete et de ses nouveaux maîtres à entendre la colère populaire n’est même plus de la surdité, c’est un choix politique. Ils ont décidé que les lignes des tableaux Excel du MR comptaient plus que le sort des classes. Les profs manifestent ?
« Des privilégiés qui ne comprennent pas la rigueur ».
Les services publics crèvent ? « Il faut rationaliser ».
La réalité du terrain : La rue fait du bruit, mais ils ont les oreilles bouchées par le confort du pouvoir et le nez coincé dans le fessier des libéraux.

Le larbin de l’austérité

Le plus pathétique dans cette histoire, c’est de voir Les Engagés jouer les idiots utiles. GLB distribue les baffes budgétaires, et c’est Verougstraete qui monte en première ligne pour expliquer que la douleur, c’est pédagogique. Il encaisse les coups pour le compte du boss, content d’avoir une place à table, même si c’est pour ramasser les miettes.

Alors, Yvan, un petit conseil de salubrité publique :
assume tes choix jusqu’au bout. Assume d’avoir troqué tes convictions contre un strapontin gouvernemental. Mais par pitié, arrête de nous parler de « sens des responsabilités » quand tu as encore le goût du président du MR dans la bouche.
La rue, elle, n’oubliera pas qui a servi de brosse à reluire pendant qu’on sacrifiait l’avenir de nos enfants.

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