Archives mensuelles : juillet 2025

Le MR me fait gerber

Putain, mais c’est pas croyable. Chaque fois que je pense que le MR a touché le fond, ils trouvent une pelle pour creuser plus profond. Cette fois, c’est Marie-Christine Marghem — oui, LA Marghem, la « modérée », la « raisonnable », la « marraine » censée mettre un peu de vaseline démocratique sur les éructations testostéronées de son président — qu’on retrouve tout sourire à la Fête nationale, bras dessus bras dessous avec Guillaume Florquin, un élu du Rassemblement National français.

Oui, le RN, Le Rassemblement National, ex-FN, vitrine repeinte à la javel de l’extrême droite. Les mêmes qui veulent renvoyer les gens par bateau s’ils ont le mauvais prénom, les mêmes qui tiennent la démocratie comme un vulgaire slip sale à changer quand ça les gratte trop.

Et là, au milieu des drapeaux belges, on a Marghem, du MR, qui pose avec Florquin, comme s’ils venaient de partager une barquette de frites sauce fascisante au bal populaire. Et personne au MR ne trouve ça chelou. Non, tout le monde regarde ailleurs, genre « c’est la fête, hein, c’est pour rigoler. » Bah non. Moi j’rigole pas. Moi j’ai juste envie de gerber. Parce que ce n’est pas un dérapage. C’est pas une maladresse. C’est une énième dérive vers l’extrême droite. Un pas de plus dans le caniveau idéologique.

Et là où c’est encore plus vicelard, c’est que cette photo vient pas de Georges-Louis Bouchez, le spécialiste du tweet à 2h du mat avec trois pintes et une citation de Reagan dans le crâne. Non. Elle vient de Marghem, censée être la voix de la raison, la caution démocratique. La marraine du président. Celle qui devait faire tampon entre le MR et la fange brune.

Ben bravo la marraine. Si ton boulot c’est de freiner les délires d’extrême droite de ton camp, va peut-être falloir arrêter de poser avec les auteurs. Parce que là, on n’est plus dans le flou. On est dans le clin d’œil complice.

Le MR, aujourd’hui, c’est plus un parti. C’est une agence de voyages direction l’Extrême-Droite-les-Bains, avec escale à la Haine-sur-MR, et retour sans escale pour les valeurs libérales.

Mais allez-y les gars, continuez. Un jour vous vous réveillerez et vos seuls alliés, ce sera Zemmour, la N-VA et la Schtroumpfette facho. Et là, faudra pas venir pleurnicher que plus personne veut de vous au bal démocratique.

En attendant, moi j’éteins la télé, je respire un coup… et je vomis.

Évangile selon Saint Kevin d’Herstal

(manuscrit retrouvé roulé dans une boîte de tacos merguez, sous un banc de la place Licourt)

Chapitre 1 – Révélation au Lidl

En l’an obscur du Wi-Fi instable, dans la banlieue Est du Royaume, vivait Kevin, fils de Laurence et de Freddy le carrossier.

Il errait souvent entre le Lidl, le Proxy Delhaize, et un snack turc sans nom, cherchant une vérité plus grande que les promos du jeudi.

Et un soir, alors qu’il méditait sur le prix des Red Bull, une lumière s’alluma dans le rayon des frigos.

Une voix sortit du rayon à lasagnes :
« Kevin, lève-toi, et marche vers Coronmeuse, car c’est toi que j’ai choisi pour ranimer la foi des quartiers. »

Kevin répondit :
« Seigneur, j’ai pas pris ma carte de bus. »
Et la voix dit :
« Pas grave, t’as deux pieds et une casquette : avance. »

Chapitre 2 – Les Apôtres du Quick

Kevin rassembla autour de lui douze compagnons, appelés les Apôtres, dont :
– Dylan le Vapeur,
– Sabrina la Juste,
– Jérémy l’Égaré (qui bosse parfois à Huy),
– Nourredine des Combattants,
– et Mamadou des Rabais.

Ensemble, ils marchaient sans but précis, mais avec foi.

Ils prêchaient la paix, le respect, et la tendresse dans les halls d’immeubles.

Ils partageaient la parole, les bonbons Pik et les clopes roulées.

Et quand les gens demandaient :
« D’où vient ta sagesse, Kevin ? »
Il répondait :
« De la rue, du vécu, et du wifi du voisin. »

Chapitre 3 – Multiplication des Kebab Box

Un jour, alors qu’ils étaient nombreux à écouter sa parole derrière la piscine communale, les ventres gargouillaient.

Kevin leva les yeux et dit :
« Apportez-moi une seule kebab box. »

Et il bénit la box, souffla dessus, et la partagea.

Et les boîtes se multiplièrent, les sauces aussi : samouraï, blanche, andalouse, et même celle qu’on ne nomme pas.

Tous mangèrent à leur faim, et il resta même de quoi nourrir les pigeons mutants de la gare de Liège-Guillemins.

Chapitre 4 – Le Sermon de la Station Total

Un jour, sur le parking de la station Total (celle qui n’a plus de toilettes), Kevin parla ainsi :

« Heureux les perdus, car ils finiront par trouver un banc.
Heureux ceux qui galèrent, car leur cœur est plus vaste que leur solde.
Heureux ceux qui ont connu la galère, car eux seuls savent le goût du vrai pain turc.
Et malheur à ceux qui jugent sans savoir, car la honte les atteindra au moment de l’heure creuse. »

Et les gens disaient :
« Il parle vrai. Même s’il a un bonnet en été, il parle vrai. »

Quand Georges-Louis Bouchez joue à la grande famille : les proches à la fête du MR

Ah, le Mouvement Réformateur, ce parti où le mérite et la compétence semblent souvent passer au second plan derrière… la famille et les amis bien placés. Sous la présidence flamboyante de Georges-Louis Bouchez, on assiste à un véritable jeu de chaises musicales version « Qui connaît qui ? », avec des nominations qui feraient pâlir une réunion de famille un dimanche pluvieux.

Hadja Lahbib, la journaliste métamorphosée en ministre des Affaires étrangères

Parce que, bien sûr, pour représenter la Belgique à l’international, rien ne vaut une ex-journaliste sans expérience politique préalable. Hadja Lahbib débarque donc avec son passeport et son visa russe – oups, pardon, son « voyage diplomatique » en Crimée – pour incarner le savoir-faire made in Bouchez. Un choix « méritocratique », nous dit-on… parce qu’évidemment, qui d’autre pourrait bien porter ce costume ministériel si ce n’est une proche du clan ?

Lucie Demaret, la muse du MR

La compagne de Georges-Louis se voit offrir un siège tout confort à la présidence du conseil d’administration de l’ONE. La question du népotisme ? Un détail, car il faut bien récompenser ceux qui partagent la vie (et le pouvoir) du président. Après tout, qui mieux qu’une âme sœur pour assurer la bonne gouvernance de l’enfance et de la naissance ?

Géraldine Demaret, la sœur qui tire le bon numéro

Ah, mais attendez, ce n’est pas tout. La fratrie Demaret n’est pas en reste : Géraldine, elle, prend les rênes de la Loterie Nationale. Parce que gérer la chance des Belges, c’est aussi une affaire de famille. Chez les Bouchez-Demaret, on ne laisse rien au hasard.

Rudy Aernoudt, le come-back du cofondateur d’extrême droite

On croyait le feuilleton fini, mais non ! Rudy Aernoudt, cofondateur du très à droite Parti Populaire avec Michael Modrikamen, refait surface comme chef de cabinet du président. Un vrai come-back rock’n’roll dans le casting des proches… ou presque.

Mathieu Michel, l’illustre frangin

Bien sûr, difficile de parler de népotisme au MR sans mentionner Mathieu Michel, frère de l’ancien Premier ministre Charles Michel, et secrétaire d’État attitré. Une touche dynastique pour relever la recette.

Denis Ducarme, le sage en coulisses

Enfin, pour apaiser les tensions et donner un air sérieux à ce petit monde, Denis Ducarme, ancien concurrent de Bouchez, est adoubé membre du collège des « sages ». Histoire de donner un semblant d’équilibre à ce casting 100 % copains d’abord.

Marc Ysaye, la caution artistique controversée

Pour le show final, un musicien-journaliste à la candidature controversée, maintenu dans le giron MR, parce qu’après tout, l’art et la politique se mêlent aussi dans cette grande famille. Comme cerise sur le gâteau, on a appris que, comme le montrent des captures d’écran désormais supprimées, en 2019 et 2020, il avait apposé plusieurs « j’aime » sur des messages de Jean Messiha, homme politique et polémiste d’extrême droite, ancien membre du Rassemblement national et ancien porte-parole de campagne d’Éric Zemmour. Cerise noire sur le gâteau : ce même Jean Messiha avait lancé une cagnotte en soutien au policier responsable de la mort de Nahel lors d’un contrôle en juin dernier. Une belle manière de pimenter les liens entre politique et culture, n’est-ce pas ?

Georges-Louis Bouchez, vice-président auto-proclamé du circuit de Spa-Francorchamps

Et parce qu’il faut bien que le président s’amuse un peu, Georges-Louis Bouchez s’est auto-proclamé vice-président de Spa-Francorchamps Grand Prix. Une consécration méritée pour ce passionné de petites voitures — ou du moins des grandes phrases sur les petites autos. Une belle manière de montrer qu’au MR, on ne s’occupe pas que de postes politiques, mais aussi de courses… d’ego.