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Martyrs en série : comment l’extrême droite recycle ses morts pour mieux nous écraser

Un cadavre, mille mensonges.

En 1930, l’Allemagne nazie se choisissait un saint : Horst Wessel, un voyou des SA transformé en « martyr » par la propagande de Goebbels. En 2025, sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis ont leur propre icône sanglante : Charlie Kirk, abattu par un jeune homme paumé, déjà érigé en « victime de la gauche totalitaire » par Fox News et le président lui-même.

Deux époques, une même escroquerie idéologique. L’extrême droite n’a qu’un seul talent : transformer ses morts en armes. Et pendant qu’elle pleure ses martyrs, elle nous écrase.


Horst Wessel : quand un fasciste ordinaire devient un Christ en chemise brune

Horst Wessel n’était pas un héros. C’était un militant violent, un membre des SA qui passaient leur temps à tabasser des communistes et des Juifs dans les rues de Berlin. Sa mort en 1930, après une rixe avec des militants du KPD, aurait dû rester un fait divers parmi d’autres dans une Allemagne en crise.

Mais Goebbels en a fait un symbole. Son chant, Die Fahne hoch, est devenu l’hymne des chemises brunes. Ses funérailles, un spectacle de propagande. Son nom, une relique.

Pourquoi ? Parce qu’un martyr, ça sert à justifier la terreur. Si Wessel est une victime, alors les communistes sont des monstres. Si les nazis sont persécutés, alors leur violence est légitime.

Résultat : les SA deviennent une armée privée, et la République de Weimar s’effondre.


Charlie Kirk : le martyr 2.0, ou comment un millionnaire devient une victime sous Trump

En 2025, sous la présidence de Donald Trump, Charlie Kirk, entrepreneur de la haine et fondateur de Turning Point USA, est assassiné par Tyler Robinson, un jeune homme de 22 ans au profil trouble.

Que fait l’extrême droite ? La même chose qu’en 1930 : elle fabrique un mythe.

  • Trump tweete : « Charlie a été tué par la gauche radicale ! »
  • Fox News hurle : « C’est la preuve que les démocrates veulent nous faire taire ! »
  • Les réseaux sociaux s’embrasent : Kirk devient un « soldat de la liberté ».

Sauf que…

  • Kirk n’était pas un dissident. C’était un millionnaire, allié des milliardaires et des lobbies, qui a passé sa carrière à attaquer les étudiants, les profs et les militants antiracistes.
  • Son tueur n’était pas un militant. Tyler Robinson, c’était un gamin radicalisé en ligne, perdu entre les mèmes, les jeux vidéo et une colère sans issue. Ses messages sur les douilles (Bella Ciao, mais aussi des références à l’extrême droite) montrent à quel point son acte était plus désespéré que politique.

Mais peu importe. L’extrême droite a besoin d’un martyr, alors elle en fabrique un.


Comparaison : deux escroqueries, un même but

ÉlémentHorst Wessel (1930)Charlie Kirk (2025)
Qui il était vraimentUn voyou fascisteUn influenceur capitaliste
Qui l’a tuéDes communistes (en légitime défense)Un gamin isolé, radicalisé en ligne
Qui le récupèreLe régime naziTrump, Fox News, l’extrême droite
À quoi ça sertLégitimer la violence des SAJustifier la répression sous Trump
Leur vrai crimeAvoir été un fascisteAvoir passé sa vie à semer la haine

Le point commun ? Dans les deux cas, la vérité est sacrifiée sur l’autel de la propagande.

  • Wessel devient un « héros » pour cacher la brutalité du nazisme.
  • Kirk devient un « martyr » pour cacher que l’extrême droite au pouvoir est un mouvement de milliardaires qui jouent les victimes.

Pourquoi ça marche (et comment on peut les en empêcher)

Parce que la peur, ça vend. Et l’extrême droite le sait.

  • En 1930, la peur du communisme a permis à Hitler de prendre le pouvoir.
  • En 2025, la peur du « wokisme » permet à Trump de consolider son régime.

Mais il y a une différence majeure : aujourd’hui, on a les outils pour déconstruire leurs mensonges.

  1. Ne pas les laisser contrôler le récit.
    • Rappeler qui était vraiment Kirk : pas un dissident, mais un profiteur de la haine.
    • Rappeler qui était vraiment Wessel : pas un martyr, mais un sbire violent.
  2. Dénoncer l’hypocrisie.
    • L’extrême droite pleure Kirk, mais elle a passé des années à encourager la violence (souvenez-vous du 6 janvier).
    • Elle hurle à la « censure », mais elle censure elle-même (voir les lois anti-LGBT+ et anti-avortement).
  3. Refuser la logique des martyrs.
    • Aucun mort ne devrait servir de prétexte à l’oppression.
    • Aucun assassinat ne devrait être récupéré pour justifier la répression.

leur seul talent, c’est de mentir. Notre force, c’est la lutte.

L’extrême droite n’a qu’une seule compétence : recycler la mort pour mieux nous diviser.

  • Wessel ? Un fasciste transformé en saint.
  • Kirk ? Un millionnaire transformé en victime.

Notre travail, c’est de leur voler leurs martyrs.

  • En rappelant les faits.
  • En refusant leurs récits.
  • En construisant une contre-mémoire : celle des vraies victimes – les antifascistes allemands des années 30, les militants antiracistes d’aujourd’hui, les femmes, les LGBT+, les travailleurs exploités.

Leur arme, c’est le mensonge. La nôtre, c’est la solidarité.

Pierre-Yves Jeholet : du micro de journaliste au fauteuil de ministre… et la grande contradiction de sa politique de l’emploi

Pierre-Yves Jeholet, enfant de Verviers, a construit un parcours politique marqué par une ascension méthodique. Journaliste sportif à ses débuts, puis rédacteur en chef d’une radio liégeoise, il passe dès le milieu des années 90 dans l’ombre de Didier Reynders, d’abord comme attaché de presse puis comme chef de cabinet adjoint au ministère des Finances. À partir de 2000, sa carrière élective prend le dessus : conseiller communal à Herve, député, bourgmestre, chef de groupe MR au Parlement wallon, ministre wallon de l’Économie et de l’Emploi en 2017, puis ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles de 2019 à 2024. Depuis 2024, il est revenu à Namur comme vice-président et ministre wallon de l’Emploi, du Numérique et de l’Économie.

À première vue, un CV impeccable : une longue carrière de plus de 25 ans dans les institutions, contre une dizaine d’années dans le journalisme et la communication politique. Un homme de réseaux, d’appareil et de cabinet, qui a gravi patiemment tous les échelons. Mais derrière cette vitrine se cache une contradiction majeure, en particulier dans sa gestion de la politique de l’emploi en Wallonie.


Une rhétorique libérale bien huilée

En tant que ministre de l’Emploi (2017–2019, puis depuis 2024), Jeholet incarne la ligne traditionnelle du MR :

  • insister sur la « responsabilisation » des demandeurs d’emploi,
  • mettre en avant la flexibilité du marché du travail,
  • promettre des allègements pour attirer les investisseurs étrangers,
  • communiquer sur les records d’investissements obtenus en Wallonie.

Dans les discours, tout semble tourner autour d’un triptyque : efficacité, attractivité, compétitivité. L’emploi est envisagé comme une variable de marché, et non comme une politique sociale structurante.


La contradiction fondamentale

Mais la contradiction saute aux yeux : comment un homme qui a passé les trois quarts de sa vie dans la sphère politique peut-il incarner un modèle de réussite par le travail et l’effort individuel ?

  • Son expérience « professionnelle » hors politique s’est limitée à une décennie dans le journalisme et la communication politique, un domaine où il était déjà en orbite autour de la sphère libérale.
  • Depuis 25 ans, sa rémunération et sa carrière dépendent exclusivement du financement public, de son mandat de bourgmestre à ses fonctions ministérielles.
  • Dans ses propres choix de vie, Jeholet n’a jamais été confronté à l’instabilité, aux contrats précaires, aux fins de mois difficiles ni aux licenciements qui frappent de plein fouet les travailleurs wallons.

Or, c’est précisément à ces citoyens qu’il demande « d’être plus flexibles », « d’oser se réorienter » et « de saisir les opportunités d’un marché du travail moderne ». Le fossé est béant entre le message et la trajectoire personnelle.


Le cas de la Wallonie : une réalité qui contredit ses slogans

Sous sa première législature (2017–2019), les chiffres du chômage wallon ont stagné dans plusieurs bassins industriels malgré les annonces d’investissements étrangers records. Les critiques pointaient :

  • des formations inadaptées aux besoins réels du terrain,
  • un discours orienté vers les entreprises plutôt que vers les travailleurs,
  • des politiques d’activation souvent vécues comme des sanctions.

Aujourd’hui, alors qu’il retrouve le même portefeuille en 2024, le décor est identique : une Wallonie toujours en quête d’un modèle économique durable, et un ministre qui recycle le même discours libéral, sans jamais se confronter personnellement à la réalité des travailleurs précarisés.


Un ministre de l’Emploi qui n’a jamais connu l’emploi « ordinaire »

La conclusion est brutale mais difficile à éviter : Pierre-Yves Jeholet est l’incarnation d’une classe politique qui, tout en donnant des leçons de « responsabilisation » aux chômeurs, a elle-même trouvé dans la politique un emploi à vie. Un emploi bien rémunéré, garanti par l’argent public, et dont il est le premier bénéficiaire.

En d’autres termes, il illustre la contradiction suivante : l’homme qui exige de la flexibilité au marché du travail wallon n’a, lui, jamais eu à être flexible dans sa propre carrière.

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🎤 « Parking Magiquement Royal »

(Slam sarcastique sur un trône à roulettes mal attribué)

(Généré avec Suno)

Yo…

Il arrive en costard, lunettes noires, style coulant,
Dans sa berline de fonction, sièges cuir, air ambiant.
Bleu royal sur la carrosserie,
Mais c’est pas un prince, c’est juste… GLB.

Et là, posé sur le pare-brise, sans honte, sans gène,
Une carte PMR, un peu vieille, un peu blême.
Périmée ? Peut-être. Mais là n’est pas le drame :
C’est qu’elle est pas à lui… et pourtant elle clame :

« Je suis VIP du trottoir ! »
Pendant qu’une vraie PMR cherche sa victoire.
Mais bon, dans ce royaume,
Certains ont la clé… et d’autres le syndrome.

Il sort du véhicule, sûr de lui, regard caméra,
Un micro tendu ? Allez hop, le blabla :
— « J’m’engage pour l’inclusion, c’est mon combat !
Mais cette carte ? Oh… j’savais même pas qu’elle était là… »

Ben voyons.
Comme les PV qu’on oublie sous les piles de lois,
Ou les promesses rangées dans les coffres des rois.

Pendant ce temps, à quelques mètres à peine,
Une mamie en fauteuil rame, sous la pluie wallonne, pleine.
Mais l’endroit est pris,
Par un élu zélé, bien garé, bien trahi.


On dit : « L’exemple vient d’en haut. »
Mais parfois, l’exemple… fout le chaos.
C’est pas une question de gauche ou droite,
C’est juste du respect, pas d’la politique en boîte.

Et pourtant, il continue, sourire en coin,
Selfie à la sortie, #proche des gens, #belge, #serein.
Mais au sol, en peinture blanche effacée,
Y’avait écrit : « Ce n’est pas pour toi, mec. Dégage, s’il te plaît. »


🎤
Alors ouais, continue ton manège,
Pose tes roues où tu veux, t’as l’avantage.
Mais souviens-toi :
Y a des cartes qui ne s’achètent pas,
Et des places qu’on ne vole pas…
Même quand on croit qu’on les mérite déjà.


Le MR me fait gerber

Putain, mais c’est pas croyable. Chaque fois que je pense que le MR a touché le fond, ils trouvent une pelle pour creuser plus profond. Cette fois, c’est Marie-Christine Marghem — oui, LA Marghem, la « modérée », la « raisonnable », la « marraine » censée mettre un peu de vaseline démocratique sur les éructations testostéronées de son président — qu’on retrouve tout sourire à la Fête nationale, bras dessus bras dessous avec Guillaume Florquin, un élu du Rassemblement National français.

Oui, le RN, Le Rassemblement National, ex-FN, vitrine repeinte à la javel de l’extrême droite. Les mêmes qui veulent renvoyer les gens par bateau s’ils ont le mauvais prénom, les mêmes qui tiennent la démocratie comme un vulgaire slip sale à changer quand ça les gratte trop.

Et là, au milieu des drapeaux belges, on a Marghem, du MR, qui pose avec Florquin, comme s’ils venaient de partager une barquette de frites sauce fascisante au bal populaire. Et personne au MR ne trouve ça chelou. Non, tout le monde regarde ailleurs, genre « c’est la fête, hein, c’est pour rigoler. » Bah non. Moi j’rigole pas. Moi j’ai juste envie de gerber. Parce que ce n’est pas un dérapage. C’est pas une maladresse. C’est une énième dérive vers l’extrême droite. Un pas de plus dans le caniveau idéologique.

Et là où c’est encore plus vicelard, c’est que cette photo vient pas de Georges-Louis Bouchez, le spécialiste du tweet à 2h du mat avec trois pintes et une citation de Reagan dans le crâne. Non. Elle vient de Marghem, censée être la voix de la raison, la caution démocratique. La marraine du président. Celle qui devait faire tampon entre le MR et la fange brune.

Ben bravo la marraine. Si ton boulot c’est de freiner les délires d’extrême droite de ton camp, va peut-être falloir arrêter de poser avec les auteurs. Parce que là, on n’est plus dans le flou. On est dans le clin d’œil complice.

Le MR, aujourd’hui, c’est plus un parti. C’est une agence de voyages direction l’Extrême-Droite-les-Bains, avec escale à la Haine-sur-MR, et retour sans escale pour les valeurs libérales.

Mais allez-y les gars, continuez. Un jour vous vous réveillerez et vos seuls alliés, ce sera Zemmour, la N-VA et la Schtroumpfette facho. Et là, faudra pas venir pleurnicher que plus personne veut de vous au bal démocratique.

En attendant, moi j’éteins la télé, je respire un coup… et je vomis.

Évangile selon Saint Kevin d’Herstal

(manuscrit retrouvé roulé dans une boîte de tacos merguez, sous un banc de la place Licourt)

Chapitre 1 – Révélation au Lidl

En l’an obscur du Wi-Fi instable, dans la banlieue Est du Royaume, vivait Kevin, fils de Laurence et de Freddy le carrossier.

Il errait souvent entre le Lidl, le Proxy Delhaize, et un snack turc sans nom, cherchant une vérité plus grande que les promos du jeudi.

Et un soir, alors qu’il méditait sur le prix des Red Bull, une lumière s’alluma dans le rayon des frigos.

Une voix sortit du rayon à lasagnes :
« Kevin, lève-toi, et marche vers Coronmeuse, car c’est toi que j’ai choisi pour ranimer la foi des quartiers. »

Kevin répondit :
« Seigneur, j’ai pas pris ma carte de bus. »
Et la voix dit :
« Pas grave, t’as deux pieds et une casquette : avance. »

Chapitre 2 – Les Apôtres du Quick

Kevin rassembla autour de lui douze compagnons, appelés les Apôtres, dont :
– Dylan le Vapeur,
– Sabrina la Juste,
– Jérémy l’Égaré (qui bosse parfois à Huy),
– Nourredine des Combattants,
– et Mamadou des Rabais.

Ensemble, ils marchaient sans but précis, mais avec foi.

Ils prêchaient la paix, le respect, et la tendresse dans les halls d’immeubles.

Ils partageaient la parole, les bonbons Pik et les clopes roulées.

Et quand les gens demandaient :
« D’où vient ta sagesse, Kevin ? »
Il répondait :
« De la rue, du vécu, et du wifi du voisin. »

Chapitre 3 – Multiplication des Kebab Box

Un jour, alors qu’ils étaient nombreux à écouter sa parole derrière la piscine communale, les ventres gargouillaient.

Kevin leva les yeux et dit :
« Apportez-moi une seule kebab box. »

Et il bénit la box, souffla dessus, et la partagea.

Et les boîtes se multiplièrent, les sauces aussi : samouraï, blanche, andalouse, et même celle qu’on ne nomme pas.

Tous mangèrent à leur faim, et il resta même de quoi nourrir les pigeons mutants de la gare de Liège-Guillemins.

Chapitre 4 – Le Sermon de la Station Total

Un jour, sur le parking de la station Total (celle qui n’a plus de toilettes), Kevin parla ainsi :

« Heureux les perdus, car ils finiront par trouver un banc.
Heureux ceux qui galèrent, car leur cœur est plus vaste que leur solde.
Heureux ceux qui ont connu la galère, car eux seuls savent le goût du vrai pain turc.
Et malheur à ceux qui jugent sans savoir, car la honte les atteindra au moment de l’heure creuse. »

Et les gens disaient :
« Il parle vrai. Même s’il a un bonnet en été, il parle vrai. »

Quand Georges-Louis Bouchez joue à la grande famille : les proches à la fête du MR

Ah, le Mouvement Réformateur, ce parti où le mérite et la compétence semblent souvent passer au second plan derrière… la famille et les amis bien placés. Sous la présidence flamboyante de Georges-Louis Bouchez, on assiste à un véritable jeu de chaises musicales version « Qui connaît qui ? », avec des nominations qui feraient pâlir une réunion de famille un dimanche pluvieux.

Hadja Lahbib, la journaliste métamorphosée en ministre des Affaires étrangères

Parce que, bien sûr, pour représenter la Belgique à l’international, rien ne vaut une ex-journaliste sans expérience politique préalable. Hadja Lahbib débarque donc avec son passeport et son visa russe – oups, pardon, son « voyage diplomatique » en Crimée – pour incarner le savoir-faire made in Bouchez. Un choix « méritocratique », nous dit-on… parce qu’évidemment, qui d’autre pourrait bien porter ce costume ministériel si ce n’est une proche du clan ?

Lucie Demaret, la muse du MR

La compagne de Georges-Louis se voit offrir un siège tout confort à la présidence du conseil d’administration de l’ONE. La question du népotisme ? Un détail, car il faut bien récompenser ceux qui partagent la vie (et le pouvoir) du président. Après tout, qui mieux qu’une âme sœur pour assurer la bonne gouvernance de l’enfance et de la naissance ?

Géraldine Demaret, la sœur qui tire le bon numéro

Ah, mais attendez, ce n’est pas tout. La fratrie Demaret n’est pas en reste : Géraldine, elle, prend les rênes de la Loterie Nationale. Parce que gérer la chance des Belges, c’est aussi une affaire de famille. Chez les Bouchez-Demaret, on ne laisse rien au hasard.

Rudy Aernoudt, le come-back du cofondateur d’extrême droite

On croyait le feuilleton fini, mais non ! Rudy Aernoudt, cofondateur du très à droite Parti Populaire avec Michael Modrikamen, refait surface comme chef de cabinet du président. Un vrai come-back rock’n’roll dans le casting des proches… ou presque.

Mathieu Michel, l’illustre frangin

Bien sûr, difficile de parler de népotisme au MR sans mentionner Mathieu Michel, frère de l’ancien Premier ministre Charles Michel, et secrétaire d’État attitré. Une touche dynastique pour relever la recette.

Denis Ducarme, le sage en coulisses

Enfin, pour apaiser les tensions et donner un air sérieux à ce petit monde, Denis Ducarme, ancien concurrent de Bouchez, est adoubé membre du collège des « sages ». Histoire de donner un semblant d’équilibre à ce casting 100 % copains d’abord.

Marc Ysaye, la caution artistique controversée

Pour le show final, un musicien-journaliste à la candidature controversée, maintenu dans le giron MR, parce qu’après tout, l’art et la politique se mêlent aussi dans cette grande famille. Comme cerise sur le gâteau, on a appris que, comme le montrent des captures d’écran désormais supprimées, en 2019 et 2020, il avait apposé plusieurs « j’aime » sur des messages de Jean Messiha, homme politique et polémiste d’extrême droite, ancien membre du Rassemblement national et ancien porte-parole de campagne d’Éric Zemmour. Cerise noire sur le gâteau : ce même Jean Messiha avait lancé une cagnotte en soutien au policier responsable de la mort de Nahel lors d’un contrôle en juin dernier. Une belle manière de pimenter les liens entre politique et culture, n’est-ce pas ?

Georges-Louis Bouchez, vice-président auto-proclamé du circuit de Spa-Francorchamps

Et parce qu’il faut bien que le président s’amuse un peu, Georges-Louis Bouchez s’est auto-proclamé vice-président de Spa-Francorchamps Grand Prix. Une consécration méritée pour ce passionné de petites voitures — ou du moins des grandes phrases sur les petites autos. Une belle manière de montrer qu’au MR, on ne s’occupe pas que de postes politiques, mais aussi de courses… d’ego.

🌼 Le Miel de Printemps de l’El Atelier et ses Abeilles de Berloz : un trésor local à découvrir

Nichée au cœur de Berloz, l’initiative « L’El Atelier et ses Abeilles » réunit deux passionnés de nature et de savoir-faire : Ludovic Raskin et Michael Strauven. Ensemble, ils produisent un miel de printemps d’une rare finesse, reflet de la flore locale et du respect profond qu’ils portent à leurs abeilles.

🐝 Une apiculture artisanale, responsable et poétique

Chez Ludovic et Michael, chaque ruche est bien plus qu’un outil de production : c’est un microcosme vivant que l’on écoute, accompagne et respecte. Leur approche est résolument artisanale, ancrée dans une démarche écologique. Pas de traitements chimiques agressifs, pas de nourrissement artificiel en sucre raffiné : ici, les abeilles vivent au rythme des saisons, dans un environnement sain.

Leur miel de printemps est issu des premières grandes floraisons de l’année : aubépine, pissenlit, colza, fruitiers sauvages, et bien d’autres fleurs qui font la richesse du terroir hesbignon.

🍯 Une texture onctueuse et un goût tout en douceur

Dès l’ouverture du pot, le miel de printemps de Berloz séduit par sa robe claire et lumineuse, souvent ivoire ou jaune pâle. En bouche, c’est une véritable caresse : doux, légèrement floral, avec des notes végétales subtiles et une cristallisation fine qui le rend parfait à tartiner.

Que ce soit sur une tranche de pain beurré, dans un yaourt fermier ou même pour adoucir une vinaigrette, ce miel s’invite avec élégance dans la cuisine du quotidien.

🌿 Un projet local aux valeurs fortes

Au-delà du produit, l’El Atelier et ses Abeilles, c’est aussi une philosophie : celle de la transmission, du partage et de la reconnexion à la nature. Michael Strauven et Ludovic Raskin proposent régulièrement des ateliers pédagogiques, des visites de ruchers et des rencontres autour de l’apiculture douce.

Ils s’inscrivent dans une dynamique de circuits courts, privilégiant la vente directe, les marchés locaux et les collaborations avec des artisans et producteurs de la région.

🧡 Pourquoi on l’aime ?

  • Une production respectueuse des abeilles et de la biodiversité
  • Une qualité gustative au rendez-vous
  • Un projet humain et local à soutenir

Le miel de printemps de l’El Atelier et ses Abeilles de Berloz, c’est bien plus qu’un condiment : c’est un concentré de nature, de passion et de savoir-faire local. Une belle manière de goûter au printemps tout en soutenant une apiculture durable et bienveillante.

Le pilier détruit : quand le néolibéralisme s’attaque à l’épargne-pension

Alors que les débats sur la réforme fiscale agitent l’Arizona, un projet inattendu vient de faire surface : la taxation des plus-values sur l’épargne-pension. Une mesure apparemment technique, mais qui révèle en profondeur une dynamique idéologique plus large : le démantèlement des piliers de sécurité sociale par le néolibéralisme.

Le troisième pilier ébranlé

L’épargne-pension, aussi appelée troisième pilier de la retraite, repose sur un principe simple : permettre aux citoyens de se constituer, par leur effort personnel, un complément de revenu pour les vieux jours. Longtemps soutenue par des incitants fiscaux, elle s’est imposée comme une solution rassurante, surtout dans un contexte de fragilisation des pensions publiques.

Mais aujourd’hui, ce pilier est attaqué. Dans une logique où l’État réduit son rôle protecteur, où la responsabilité individuelle est mise au premier plan, et où la rentabilité à court terme guide les décisions politiques, même les mécanismes les plus vertueux deviennent suspects.

Arizona : la taxe de trop ?

Le gouvernement de l’Arizona envisage d’imposer les plus-values réalisées dans les comptes d’épargne-pension. Autrement dit, les gains générés par les placements effectués dans ce cadre – longtemps exemptés de fiscalité – pourraient être soumis à l’impôt.

L’argument avancé est celui de l’équité fiscale : pourquoi certains revenus du capital y échapperaient-ils ? Mais au-delà du discours de façade, il s’agit d’un basculement symbolique. Ce qui était considéré comme une incitation légitime devient une « niche » à corriger. La confiance dans le système d’épargne-retraite s’en trouve affaiblie.

Une mécanique bien rodée : inciter, capter, taxer

Ce n’est pas un cas isolé. On retrouve le même schéma dans d’autres domaines : on incite d’abord les citoyens à investir dans une voie jugée « vertueuse », puis on revient, quelques années plus tard, taxer ou dévaloriser ces mêmes investissements.

Prenons les panneaux solaires. L’État a multiplié les primes, les certificats verts, les exonérations, pour ensuite en réduire brutalement les avantages, voire les taxer rétroactivement. Même logique avec les voitures électriques : subventions généreuses à l’achat, puis taxation de la recharge, limitation des avantages fiscaux, ou introduction de nouvelles taxes routières.

Ce cycle – incitation, adoption massive, fiscalisation ou pénalisation – est devenu une marque de fabrique du néolibéralisme moderne. Il ne s’agit pas d’accompagner les transitions, mais de les monétiser dès qu’elles deviennent majoritaires.

Le piège néolibéral

Dans le cas de l’épargne-pension, le piège est double. D’abord, on démantèle progressivement le système public, en le rendant insuffisant ou insoutenable. Ensuite, on pousse les individus vers des solutions privées, qu’on finit par taxer une fois qu’elles deviennent la norme.

Ce double mouvement crée un cercle vicieux. L’individu est sommé de se débrouiller seul, puis puni pour s’être débrouillé dans le cadre qu’on lui avait pourtant conseillé. On détruit la solidarité collective, et l’autonomie qu’on prétend valoriser devient prétexte à de nouvelles ponctions.

Une logique mondiale

Le projet arizonien s’inscrit dans une tendance mondiale : remettre en cause les formes classiques de sécurisation sociale au nom d’une « efficacité » budgétaire, tout en maintenant un discours sur la responsabilité individuelle. En réalité, cette logique profite rarement à ceux qui respectent les règles du jeu. Elle récompense l’optimisation, la flexibilité financière, et pénalise la constance et la prudence.

On finit par voir apparaître une société où investir devient une prise de risque non pas à cause du marché, mais à cause de l’État lui-même, qui change les règles en cours de partie.

Défendre la sécurité, pas la fragilité

Taxer les plus-values de l’épargne-pension ne revient pas à corriger une injustice fiscale : c’est affaiblir encore davantage un contrat social déjà bien entamé. L’histoire récente des incitants verts et des solutions de mobilité en témoigne : derrière les discours de transition se cache souvent une logique d’instabilité programmée.

Face à cette dérive, il devient urgent de défendre des repères stables, de reconstruire la confiance dans les engagements publics, et de remettre la justice sociale – et non la simple rentabilité – au cœur de la politique fiscale.

Le retour de Stéphane Moreau aux affaires

Stéphane Moreau, ancien dirigeant de Nethys et figure centrale du scandale Publifin en 2017, fait un retour discret mais remarqué dans le paysage économique wallon. Malgré des démêlés judiciaires persistants, il a récemment repris des activités de conseil, suscitant des interrogations sur la gouvernance et la mémoire institutionnelle en Wallonie.(TodayInLiege)


Le retour discret de Stéphane Moreau

Selon une enquête de Trends-Tendances, Stéphane Moreau aurait repris des fonctions de consultant, notamment auprès de l’entreprise John Cockerill, un acteur industriel majeur en Wallonie. Cette réintégration, bien que non officielle, alimente les inquiétudes quant à la transparence et à l’éthique dans les affaires publiques et privées. (Facebook)


Un contexte judiciaire encore chargé

Parallèlement à ce retour professionnel, Stéphane Moreau reste impliqué dans des procédures judiciaires. En janvier 2025, la RTBF rapportait qu’il pourrait être renvoyé en correctionnelle dans le cadre de l’affaire Resa, où des irrégularités dans l’attribution de marchés publics sont suspectées. (RTBF)

De plus, une décision récente de la Cour constitutionnelle a invalidé certaines dispositions du décret wallon de 2018 plafonnant les rémunérations des dirigeants publics. Cette annulation pourrait permettre à Stéphane Moreau de récupérer des indemnités de départ précédemment bloquées, estimées à plusieurs millions d’euros. (TodayInLiege)


Une mémoire institutionnelle sélective ?

Le retour de Stéphane Moreau soulève des questions sur la capacité des institutions wallonnes à tirer les leçons des scandales passés. Alors que des réformes de gouvernance ont été mises en place suite à l’affaire Publifin, la réapparition d’acteurs controversés dans des rôles influents interroge sur l’efficacité et la pérennité de ces mesures.