Il est des voix qui bousculent, qui refusent la résignation, qui rappellent sans relâche que la pauvreté n’est pas une fatalité mais une construction sociale et politique. Parmi elles, celle de Christine Mahy résonne depuis des années avec une force rare en Belgique francophone.
Secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté (RWLP), elle ne se contente pas de constater les injustices : elle les dénonce, les déconstruit, les met sur la place publique. Elle exige des politiques cohérentes, courageuses et justes, au service de celles et ceux que l’on invisibilise trop souvent : les personnes précarisées.
Une militante enracinée dans le terrain
Christine Mahy n’est pas une technocrate enfermée dans des bureaux feutrés. Elle va à la rencontre des familles, des travailleurs pauvres, des jeunes en errance, des personnes âgées privées de dignité. Son discours est nourri des témoignages de terrain, et cela fait toute la différence : elle incarne un pont entre les réalités vécues et les sphères de décision.
Dans une société où l’on parle de « coût » des allocations sociales mais rarement de coût de la pauvreté sur les vies humaines, elle rappelle que les droits fondamentaux ne se mendient pas : ils se garantissent.
Briser les discours culpabilisants
L’un des combats de Christine Mahy est de démonter les préjugés :
- Non, les pauvres ne sont pas responsables de leur situation.
- Non, il n’y a pas de « triche massive » sur les allocations.
- Oui, les inégalités structurelles, les choix économiques et politiques fabriquent et entretiennent la pauvreté.
Elle s’oppose frontalement à la stigmatisation des allocataires sociaux, martelant qu’une société qui méprise ses plus fragiles se condamne à l’injustice et à la fracture sociale.
Une exigence politique
Christine Mahy est militante, mais aussi stratège. Elle pousse les gouvernements à inscrire la lutte contre la pauvreté au cœur des politiques publiques, pas dans les marges. Elle réclame des revenus au-dessus du seuil de pauvreté, l’accès effectif à la santé, au logement, à l’énergie, à l’éducation.
Elle n’hésite pas à dénoncer la violence institutionnelle d’un système qui enferme les gens dans des procédures humiliantes, qui soupçonne avant de protéger, qui contrôle avant de soutenir.
Pourquoi son combat nous concerne tous
La voix de Christine Mahy est précieuse parce qu’elle nous rappelle une vérité fondamentale : la pauvreté n’est pas une affaire de charité mais de justice sociale.
Son engagement nous invite à sortir de l’indifférence, à refuser la banalisation de l’exclusion. Car une société qui tolère que certains survivent pendant que d’autres s’enrichissent indéfiniment n’est pas une société démocratique mais une société fracturée.
✊ Soutenir Christine Mahy, c’est soutenir celles et ceux qui refusent de disparaître dans les statistiques. C’est exiger une société qui place la dignité humaine au centre.
Madame Mahy,
Responsable d’une équipe Solidarité dans l’Unité Pastorale de Chastre, notre souhait est de créér une parmanence où seront accueillis pauvres et isolés. Nous avons pensé à vous et vous demander de nous contacter pour nous aider dans la création et nous donner les lignes de force pour aider ces malheureux laissés pour compte – ils sont loin des « clefs » de la société et tant qu’ils en restent éloignés, ils resteront dans l’isolement, donc en pauvreté.
Vous nous feriez un grand plaisir et vous nous rendriez un grand service en nous contactant.
D’avance notre infinie gratitude – nous n’avons que notre bonne volonté et notre temps à donner à ce projet.
Bonjour Mr Derriks, je ne suis nullement en lien avec Mme Mahy (je le regrette). J’ai publié un billet sur elle car j’apprécie son combat.
Bien à vous,