Ouin-Ouin et le SUV

Il était une fois, dans le royaume du Belgiquistan, un petit bonhomme toujours pressé de se faire remarquer : Ouin-Ouin. Il avait un SUV gigantesque, brillant comme un miroir, qu’il conduisait partout pour montrer à quel point il était… important.

Ouin-Ouin avait un secret : il adorait les histoires qui faisaient peur aux enfants sages. Ces enfants, qu’il appelait « antifascistes », construisaient des cabanes, chantaient, discutaient… bref, ils ne lui obéissaient pas.
— « Attention ! » criait Ouin-Ouin en vrombissant. « Vos cabanes sont dangereuses ! Elles pourraient devenir… des cabanes de gauche ! »
Et hop, il appuyait sur son klaxon, qui était en réalité le haut-parleur de sa stratégie favorite : le grand cirque médiatique.

Chaque fois qu’un enfant protestait, Ouin-Ouin sortait une nouvelle ficelle, qu’il avait apprise dans les manuels de son lointain cousin, Oncle Trumpet. Un jour il criait « Fake ! », le lendemain « Danger ! », et toujours avec ce petit sourire satisfait de celui qui croit avoir trouvé la recette du succès.

Mais le plus drôle, c’est que le SUV d’Ouin-Ouin n’avait jamais de carburant pour avancer : il tournait en rond sur la place publique, faisant beaucoup de bruit et laissant derrière lui… rien. Absolument rien. Les enfants, eux, continuaient leurs cabanes, construisant des ponts entre leurs idées et riant doucement de ce petit bonhomme qui se croyait un géant.

Finalement, Ouin-Ouin devint célèbre pour son vrombissement, sa peur des cabanes et ses histoires volées à Oncle Trumpet. Mais personne n’oubliera que derrière le klaxon et les paillettes, il n’y avait qu’un petit bonhomme perdu dans son énorme SUV.

Moralité : Quand on fait du bruit pour effrayer ceux qui construisent, on finit souvent seul… avec son écho.

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