Ah, le Mouvement Réformateur, ce parti où le mérite et la compétence semblent souvent passer au second plan derrière… la famille et les amis bien placés. Sous la présidence flamboyante de Georges-Louis Bouchez, on assiste à un véritable jeu de chaises musicales version « Qui connaît qui ? », avec des nominations qui feraient pâlir une réunion de famille un dimanche pluvieux.
Hadja Lahbib, la journaliste métamorphosée en ministre des Affaires étrangères
Parce que, bien sûr, pour représenter la Belgique à l’international, rien ne vaut une ex-journaliste sans expérience politique préalable. Hadja Lahbib débarque donc avec son passeport et son visa russe – oups, pardon, son « voyage diplomatique » en Crimée – pour incarner le savoir-faire made in Bouchez. Un choix « méritocratique », nous dit-on… parce qu’évidemment, qui d’autre pourrait bien porter ce costume ministériel si ce n’est une proche du clan ?
Lucie Demaret, la muse du MR
La compagne de Georges-Louis se voit offrir un siège tout confort à la présidence du conseil d’administration de l’ONE. La question du népotisme ? Un détail, car il faut bien récompenser ceux qui partagent la vie (et le pouvoir) du président. Après tout, qui mieux qu’une âme sœur pour assurer la bonne gouvernance de l’enfance et de la naissance ?
Géraldine Demaret, la sœur qui tire le bon numéro
Ah, mais attendez, ce n’est pas tout. La fratrie Demaret n’est pas en reste : Géraldine, elle, prend les rênes de la Loterie Nationale. Parce que gérer la chance des Belges, c’est aussi une affaire de famille. Chez les Bouchez-Demaret, on ne laisse rien au hasard.
Rudy Aernoudt, le come-back du cofondateur d’extrême droite
On croyait le feuilleton fini, mais non ! Rudy Aernoudt, cofondateur du très à droite Parti Populaire avec Michael Modrikamen, refait surface comme chef de cabinet du président. Un vrai come-back rock’n’roll dans le casting des proches… ou presque.
Mathieu Michel, l’illustre frangin
Bien sûr, difficile de parler de népotisme au MR sans mentionner Mathieu Michel, frère de l’ancien Premier ministre Charles Michel, et secrétaire d’État attitré. Une touche dynastique pour relever la recette.
Denis Ducarme, le sage en coulisses
Enfin, pour apaiser les tensions et donner un air sérieux à ce petit monde, Denis Ducarme, ancien concurrent de Bouchez, est adoubé membre du collège des « sages ». Histoire de donner un semblant d’équilibre à ce casting 100 % copains d’abord.
Marc Ysaye, la caution artistique controversée
Pour le show final, un musicien-journaliste à la candidature controversée, maintenu dans le giron MR, parce qu’après tout, l’art et la politique se mêlent aussi dans cette grande famille. Comme cerise sur le gâteau, on a appris que, comme le montrent des captures d’écran désormais supprimées, en 2019 et 2020, il avait apposé plusieurs « j’aime » sur des messages de Jean Messiha, homme politique et polémiste d’extrême droite, ancien membre du Rassemblement national et ancien porte-parole de campagne d’Éric Zemmour. Cerise noire sur le gâteau : ce même Jean Messiha avait lancé une cagnotte en soutien au policier responsable de la mort de Nahel lors d’un contrôle en juin dernier. Une belle manière de pimenter les liens entre politique et culture, n’est-ce pas ?

Georges-Louis Bouchez, vice-président auto-proclamé du circuit de Spa-Francorchamps
Et parce qu’il faut bien que le président s’amuse un peu, Georges-Louis Bouchez s’est auto-proclamé vice-président de Spa-Francorchamps Grand Prix. Une consécration méritée pour ce passionné de petites voitures — ou du moins des grandes phrases sur les petites autos. Une belle manière de montrer qu’au MR, on ne s’occupe pas que de postes politiques, mais aussi de courses… d’ego.