Stéphane Moreau, ancien dirigeant de Nethys et figure centrale du scandale Publifin en 2017, fait un retour discret mais remarqué dans le paysage économique wallon. Malgré des démêlés judiciaires persistants, il a récemment repris des activités de conseil, suscitant des interrogations sur la gouvernance et la mémoire institutionnelle en Wallonie.(TodayInLiege)
Le retour discret de Stéphane Moreau
Selon une enquête de Trends-Tendances, Stéphane Moreau aurait repris des fonctions de consultant, notamment auprès de l’entreprise John Cockerill, un acteur industriel majeur en Wallonie. Cette réintégration, bien que non officielle, alimente les inquiétudes quant à la transparence et à l’éthique dans les affaires publiques et privées. (Facebook)
Un contexte judiciaire encore chargé
Parallèlement à ce retour professionnel, Stéphane Moreau reste impliqué dans des procédures judiciaires. En janvier 2025, la RTBF rapportait qu’il pourrait être renvoyé en correctionnelle dans le cadre de l’affaire Resa, où des irrégularités dans l’attribution de marchés publics sont suspectées. (RTBF)
De plus, une décision récente de la Cour constitutionnelle a invalidé certaines dispositions du décret wallon de 2018 plafonnant les rémunérations des dirigeants publics. Cette annulation pourrait permettre à Stéphane Moreau de récupérer des indemnités de départ précédemment bloquées, estimées à plusieurs millions d’euros. (TodayInLiege)
Une mémoire institutionnelle sélective ?
Le retour de Stéphane Moreau soulève des questions sur la capacité des institutions wallonnes à tirer les leçons des scandales passés. Alors que des réformes de gouvernance ont été mises en place suite à l’affaire Publifin, la réapparition d’acteurs controversés dans des rôles influents interroge sur l’efficacité et la pérennité de ces mesures.